Liban: la crise des déchets, fruit d'un système corrompu

Par Florence Massena

Depuis juillet 2015, des odeurs pestilentielles dégagées par les ordures entassées dans les rues de Beyrouth envahissent régulièrement les foyers. En cause : la fermeture de la décharge de Naamé, et l'impossibilité pour le gouvernement de trouver une solution durable de gestion des ordures. Cette crise n'est pourtant pas récente et illustre l'impossible notion de service public.

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De notre correspondante à Beyrouth (Liban).- Le vendredi 17 juillet 2015, la décharge de Naamé, la plus grande du Liban, a bouclé ses portes après 17 années d'activité, malgré de nombreux appels à la fermeture de la part des habitants et d'associations écologiques depuis 2005. Au même moment, le contrat de l'État avec Sukleen, compagnie privée sous contrat avec le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) pour le ramassage des déchets depuis 1994 dans la zone de Beyrouth et du Mont-Liban, prend fin. En quelques jours seulement, les déchets se sont entassés dans les rues, poussant le conseil des ministres à refaire appel à Sukleen le temps de trouver une solution durable.