En Tunisie, le peuple devra choisir entre «la peste et le choléra»

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Deux candidats dits « antisystème », un juriste partisan de la peine de mort sans aucune assise politique ni financière et un magnat accusé de corruption en prison, sont qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle tunisienne. C’est tout à la fois un tremblement de terre et Kafka au pays de la rescapée des printemps arabes.

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Le séisme attendu s’est produit en Tunisie. Deux candidats dits « antisystème », Kaïs Saïed et Nabil Karoui, sont en lice pour devenir le prochain président de l’exception du monde arabe : la jeune et fragile démocratie tunisienne. Et l’un d’entre eux, Nabil Karoui, a été plébiscité alors qu’il se trouve en prison depuis le 23 août, arrêté dix jours avant le début de la campagne, pour fraude fiscale et blanchiment d’argent.