Ah, nos grands chefs associatifs...

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D'année en année, l'ambiance change. Les grandes ONG ont gagné en expertise et en capacité de négociation. Mais à quel prix? Les militants de «base» ne s'y retrouvent guère et les responsables politiques ont imposé leur agenda et leur novlangue à ces grands mouvements. Le regard de Claude-Marie Vadrot, vieux routier des négociations internationales sur le climat, qui suit la conférence de Copenhague depuis son camping-car, non loin du Bella Center.

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Après une moitié d'après-midi passée à écouter des parlementaires, français ou européens, et surtout des représentants d'ONG, ce qu'en France nous appelons encore des associations, discuter longuement de l'état des négociations et des tractations, tout en supputant les avantages ou inconvénients de telle ou telle solution, je me pose des questions. Des questions sur l'évolution du mouvement associatif depuis les premières conférences, environnementales ou climatiques, qui leur accordaient un plus ou moins grand strapontin tout en les traitant avec une grande méfiance.