La super-présidence voulue par Erdogan s’impose d’une courte tête en Turquie

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La Turquie a fait un pas de plus vers l’autocratie en adoptant dimanche, par référendum, une réforme constitutionnelle qui confère d’immenses pouvoirs à son président, Recep Tayyip Erdogan. Cette victoire, étriquée et contestée, traduit cependant une perte de confiance de l’électorat envers l’homme fort du pays, qui pourrait le pousser à durcir sa politique répressive.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.-  « Pour la première fois dans l’histoire de la Turquie, notre peuple a pu décider d’un changement aussi important. Pour la première fois dans l’histoire de notre République, nous changeons notre système de gouvernance par la volonté des citoyens. » Dimanche soir, le président turc Recep Tayyip Erdogan pouvait à bon droit plastronner devant les médias, puis une petite foule réunie devant un de ses palais stambouliotes, le Kiosque Huber. Consultés par référendum, les électeurs turcs venaient d’approuver une réforme constitutionnelle retaillant la fonction présidentielle à la mesure de ses ambitions, immenses.