Venezuela: Nicolas Maduro ou la fin de l'ère chaviste

Par Jean-Baptiste Mouttet

L'inflation, les pénuries et maintenant la baisse du prix du pétrole: la crise vénézuelienne est économique mais aussi politique. Les programmes sociaux sont menacés. Des chavistes critiquent ouvertement le pouvoir en place. Elu de justesse en avril 2013, Nicolas Maduro peine à incarner et relancer la «révolution bolivarienne».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il est arrivé ce que tous les Vénézuéliens craignaient : la chute du prix de baril de pétrole. À un peu plus de 60 dollars le baril, c'est la mamelle du Venezuela qui se tarit : 95 % des exportations en dépendent. Le gouvernement n'avait déjà pas tenu son budget 2014 alors que le prix du baril dépassait les 100 dollars avant la dégringolade amorcée mi-juin. Le pays a beau posséder les plus grandes réserves au monde, il ne parvient pas à augmenter sa production et a même dû, en octobre, pour la première fois, importer du pétrole depuis l'Algérie.