Le gouvernement québécois fait adopter une «une loi spéciale» contre le « printemps érable »

Restriction du droit de grève et fortes amendes, c'est l'unique réponse au mouvement de grève étudiant qui dure depuis 14 semaines.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Face à la contestation des étudiants, le gouvernement québécois du libéral Jean Charest a fait adopter une loi spéciale, la “loi 78”, qui interdit   la tenue de manifestations spontanées et punit  de très lourdes amendes les organisateurs de piquets de grève. Depuis 14 semaines, les étudiants font la grève des cours contre la hausse des frais de scolarité, soit une augmentation de 82 % des droits de scolarité à l’université, de 1 780 dollars sur sept ans pour arriver à près de 4 000 dollars par an.