Valls est contre les quotas pour les réfugiés mais pour la force contre les trafiquants

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Le premier ministre français est favorable à une opération navale en Méditerranée contre les trafiquants de migrants mais il refuse le dispositif contraignant de répartition des réfugiés tel que vient de le proposer la Commission européenne. Son argument – la France fait «déjà beaucoup» – ne tient pas.

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Paris soutient de tout son poids le projet européen de recours à la force pour combattre les trafiquants de migrants en Libye, mais refuse d’accueillir davantage de réfugiés dans le cadre d’une répartition directive entre les États membres de l’Union européenne. Telle est la réponse plus viriliste qu’humaniste énoncée par le premier ministre Manuel Valls à la suite des naufrages meurtriers ayant eu lieu ces dernières semaines en mer Méditerranée.