La Suisse préfère que les djihadistes soient jugés en Syrie et en Irak

Par
La Suisse préférerait que ses citoyens qui ont combattu dans les rangs djihadistes en Irak et en Syrie soient jugés sur place plutôt que sur le territoire de la Confédération, a déclaré mardi la ministre de la Justice Karin Keller-Sutter.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

ZURICH (Reuters) - La Suisse préférerait que ses citoyens qui ont combattu dans les rangs djihadistes en Irak et en Syrie soient jugés sur place plutôt que sur le territoire de la Confédération, a déclaré mardi la ministre de la Justice Karin Keller-Sutter.

"Pour moi, la priorité reste la sécurité de la population et des forces de l'ordre suisses", a-t-elle dit à la RTS. "Je préfère qu'ils (les djihadistes) soient jugées sur place."

"Est-ce qu'on peut mettre en danger des Suisses pour rapatrier des gens qui sont partis de leur propre gré pour faire la guerre en Syrie et en Irak ?", a-t-elle ajouté.

"Est-ce que c'est possible de les juger sur place ? Récolter les preuves, avoir une procédure normale sur place, c'est déjà difficile... Alors, imaginez les tribunaux suisses qui, tout à coup, doivent juger un comportement qui s'est produit en Syrie !"

Selon les services de renseignement suisses, 93 djihadistes suisses ont gagné des zones de guerre, dont 79 la Syrie et l'Irak. La mort de 27 d'entre eux a été confirmée et seize seraient rentrés en Suisse.

Le président américain Donald Trump a exhorté samedi dernier ses alliés européens à "reprendre" des centaines de combattants du groupe Etat islamique (EI) capturés en Syrie et de les traduire en justice.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale