Israël enrôle des rebelles syriens pour protéger le Golan

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Pour tenir éloignés de sa frontière nord l’Iran et ses milices, de plus en plus présents et influents en Syrie, le gouvernement israélien ne se contente plus de fournir une aide humanitaire aux villages voisins du Golan. Depuis quelques semaines, il arme et finance une dizaine de groupes armés de la rébellion.

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Les militaires chargés d’assurer la sécurité de la frontière nord d’Israël ont la mémoire courte. Vingt ans après avoir constaté, à leurs dépens, l’échec de leur stratégie de « zone tampon » au Sud-Liban, et assisté à la débandade de la milice locale chargée de la défendre face au Hezbollah, ils tentent aujourd’hui de créer, à l’est du plateau du Golan, entre le sud de la Syrie et Israël, une nouvelle « zone tampon », dont la défense serait assurée par une dizaine de groupes rebelles sunnites syriens, armés et financés par l’armée israélienne.