A Washington, Erdogan mesure l’échec de sa politique syrienne

Par

Le président turc n’est pas parvenu à convaincre Donald Trump de renoncer à armer les milices kurdes. Considérées par Ankara comme des adversaires de la Turquie, elles sont choisies par Washington pour mener l’assaut contre l’ÉI à Raqqa.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Istanbul (Turquie), de notre correspondant.– Prévues depuis plusieurs semaines, la visite du président turc Recep Tayyip Erdogan à Washington et sa rencontre avec son homologue américain Donald Trump devaient être l’occasion pour l’homme fort de la Turquie de réaffirmer son statut de chef d’État de premier plan, passablement écorné après un référendum gagné de justesse en avril – et entaché d’accusations de fraudes massives – qui lui permet d’accroître considérablement ses pouvoirs, tout en accentuant un peu plus son image d’autocrate.