La tentation djihadiste des salafistes marocains

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Le conflit en Syrie a séduit un nombre important de Marocains, qui forment son troisième contingent arabe, avec plus de 1 500 personnes qui se sont rendues en Irak et en Syrie. Leurs départs, auparavant tolérés par les autorités, sont désormais surveillés, de même que les retours, par crainte d'un attentat sur le territoire du royaume.

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Rabat (Maroc), de notre correspondante. -  Hatim el-Ouahabi, surnommé Halawa, était un sportif réputé. Issu de Tétouan, dans le nord du pays, ce jeune Marocain a fait partie de l'équipe nationale de football en salle. L'été dernier, il décidait de rejoindre Daech. Quelques mois plus tard, en mai 2016, des sites d'information locaux annonçaient sa mort lors d'affrontements entre Daech et les forces armées syriennes. Issu de la même ville, d'où proviennent une proportion importante de djihadistes, Mourad Derdri, un professeur de sciences, est décédé quelques jours plus tôt dans des circonstances similaires. Deux hommes a priori éloignés des clichés du djihadiste marginalisé par la société.