A l’approche des législatives, l’opposition russe est en miettes

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Le 18 septembre prochain, les Russes voteront pour élire 450 députés à la Douma d’État. Edinaïa Rossia, le parti du pouvoir, devrait arriver en tête, alors que l’opposition ressemble à un champ de ruines. La coalition démocratique a explosé en vol, engluée dans divers scandales.

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Genève (Suisse), de notre correspondante.-  Interrogé en avril 2016 dans l’émission « Première ligne » – ce talk show dans lequel le président russe répond en direct aux questions du « peuple » –, Vladimir Poutine avait assuré que l’opposition aurait non seulement « le droit », mais aussi « le devoir » de participer au scrutin législatif du 18 septembre suivant, pour élire les 450 députés de la Douma d’État (la chambre basse du parlement). « S’ils [les candidats de l’opposition – ndlr] entrent au Parlement, cela voudra dire qu’ils auront reçu le soutien du peuple, et que leurs actions auront acquis un statut officiel, et bien sûr qu’à l’avenir ils devront être responsables de ce qu’ils proposent », disait-il. « Vous comprenez bien combien il est important que cette campagne se déroule sans infraction, dans le contexte d’un combat juste, équitable et absolument compétitif », déclarait-il ensuite s’adressant à des parlementaires de Saint-Pétersbourg.