Au Mali, les militaires doublent la contestation populaire

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Contesté dans la rue depuis plusieurs semaines par un mouvement hétéroclite dirigé par l’imam Mahmoud Dicko, le président Ibrahim Boubacar Keïta a été contraint de quitter le pouvoir par l’armée à l’issue d’un coup d’État rondement mené. Mais les intentions des putschistes, qui ont annoncé la mise en place d’une transition civile, restent floues.

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Ibrahim Boubacar Keïta se rêvait en digne héritier d’une lignée de souverains mandingues. Même dans son entourage, on admettait que le plus important pour lui n’était pas de diriger, mais de trôner. Sa déchéance n’en est que plus cruelle.