L’entrée en bourse ratée d’Aramco acte la fin de la domination pétrolière saoudienne

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Joyau du royaume saoudien, Aramco, première compagnie pétrolière mondiale, devait être en partie vendu à des investisseurs étrangers. Finalement, l’opération n’est réservée qu’aux Saoudiens, faute d’intérêt. Détrônée par les producteurs américains, Riyad a perdu son pouvoir d’influence sur le marché du pétrole.

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Rien ne se passe comme il l’espérait. En ouvrant le capital d’Aramco – le plus important groupe pétrolier du monde jusqu’à présent, totalement dans les mains du royaume saoudien –, le prince héritier Mohammed ben Salmane (MbS) visait une sorte d’intronisation mondiale. Depuis son accession au pouvoir, il ne cesse de travailler à cette introduction en bourse, une des plus importantes jamais lancées, censée être la pierre angulaire de son projet « Vision 2030 », marquant l’entrée de l’Arabie saoudite dans l’ère de l’après-pétrole.