«A Alep, une guerre indiscriminée frappe tous les civils», dénonce le CICR

Par

Voilà cinq ans que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est aux avant-postes des horreurs de la guerre en Syrie, où la situation humanitaire est de plus en plus politisée par les belligérants. Valérie Petitpierre, coordinatrice des opérations, répond aux questions de Mediapart.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Genève, de notre correspondante. - Il ne reste vraiment plus rien de l’accord de cessez-le-feu du 27 février dernier, pulvérisé par un regain de violence sans précédent début juillet. Les souffrances de la population continuent. Alep, la ville toujours coupée en deux – contrôlée à l’ouest par les troupes de Bachar al-Assad et à l’est par les groupes rebelles –, est le siège de combats incessants. Des centaines de milliers d’habitants sont pris au piège, victimes des bombardements quotidiens de l'armée syrienne et de l'avion russe, et des tirs de roquette des anti-Bachar dont les combattants islamistes de Fateh al-Sham (ex-Front Al-Nosra affilié à Al-Qaïda).