Livreurs « ubérisés » tous salariés : en Espagne, la loi bouscule les plateformes

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En vigueur depuis août, un texte du gouvernement de Pedro Sánchez, qui pourrait être un exemple pour l’Europe, impose à Uber Eats et Glovo de salarier leurs employés. Des livreurs trouvent la loi trop timorée. Et les entreprises de livraison cherchent la parade.

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Barcelone (Espagne).– Sur le continent européen, c’est une première : l’Espagne s’est dotée d’une « loi des livreurs ». En vigueur depuis mi-août, ce texte est en train de bousculer le monde des plateformes de coursiers. « L’application du droit du travail n’est pas optionnelle », avait lancé, pour défendre le texte au Congrès, la ministre du travail Yolanda Díaz, annoncée comme la successeure de Pablo Iglesias pour représenter la gauche critique aux prochaines élections.