Pétrole: les risques d'un baril à 100 dollars

L’embargo iranien décrété par Donald Trump deviendra effectif le 4 novembre. Mais déjà, l’économie mondiale en voit les effets : le prix du pétrole flambe. Les pays importateurs en accusent le contrecoup. L’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi obscurcit la situation. Désigné comme le commanditaire de ce meurtre, Riyad menace d’utiliser en représailles l’arme du pétrole, brisant ainsi un tabou de 45 ans.

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C’est un des impensés les plus surprenants de la période. Alors que, ces dernières années, les responsables politiques et économiques se félicitaient du faible prix du pétrole, y voyant un soutien pour la relance de la croissance, aucun ne s’attarde aujourd’hui sur l’envolée du prix du baril. Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi souligne tout juste une remontée de l’inflation liée au prix de l’énergie, comme s’il ne s’agissait que d’un petit désagrément pour les ménages lorsqu’ils passent à la pompe. Pourtant, c’est bien l’un de ces « chocs externes », dont les banquiers centraux soulignent les risques, qui est en train de frapper une économie mondiale plus carbonée que jamais.

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