Impasse à Berlin après l’échec de la «coalition Jamaïque»

Par

Après un mois de négociation, le parti libéral a décidé qu’il ne participerait pas à une coalition gouvernementale mêlant conservateurs, écologistes et libéraux. Pour rester au pouvoir, Angela Merkel, qui encaisse une de ses défaites les plus sévères, doit trouver une autre base politique. L’option la plus probable reste la tenue de nouvelles élections début 2018, mais celle d’un gouvernement minoritaire n’est pas exclue.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Berlin (Allemagne), de notre correspondant.-  Le parti libéral a-t-il eu raison de refuser la construction heurtée et forcée, presque contre nature, d’une coalition gouvernementale dite « Jamaïque » ? L’annonce unilatérale du FDP, faite dimanche soir un peu avant minuit, est-elle à classer dans la catégorie de la trahison politique dûment préparée ? Deux mois après les élections du 24 septembre et un mois après le démarrage de discussions dites « exploratoires », lancées pour savoir si une coalition jamais vue en Allemagne, et réunissant le parti conservateur d’Angela Merkel (CDU), le parti chrétien-social bavarois de Horst Seehofer (CSU), le parti libéral de Christian Lindner (FDP) et enfin le parti écologiste représenté par le tandem Katrin Göring-Eckardt et Cem Özdemir, était possible, la chancelière Angela Merkel se retrouve à la case départ : sans nouveau gouvernement et face à un paysage politique en mille morceaux.