Julian Assange aux prises avec les Etats-Unis de Donald Trump et le Royaume-Uni de Boris Johnson

Par

L’audience finale d’extradition du fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis débutera le 24 février. Ses avocats ont obtenu que l’audience dure plusieurs semaines mais le récent triomphe électoral du très conservateur Boris Johnson jette une ombre sur les possibilités de recours de Julian Assange si la justice britannique donne le feu vert à son extradition.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Londres (Grande-Bretagne), de notre correspondante.– Les avocats de Julian Assange ont marqué un point. Jeudi, au cours d’une audience de procédure qui s’est tenue au tribunal de Westminster, la juge britannique Vanessa Baraitser a confirmé que l’audience finale d’extradition durerait plus longtemps que les cinq jours prévus initialement. Lors d’une précédente audience de procédure le mois dernier, la défense avait en effet plaidé pour que l’audience finale s’étale sur plusieurs semaines « étant donné la gravité des faits » dont est accusé le fondateur de WikiLeaks, a rappelé jeudi l’un de ses avocats, Edward Fitzgerald. La juge Baraitser a donné raison à la défense. Le tribunal de Belmarsh – où se déroulera l’audience à partir du 24 février prochain – est libre pour trois semaines, voire quatre si nécessaire, a confirmé hier la magistrate.