Syrie: l’Elysée pris au piège de la diplomatie

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À la veille du voyage présidentiel à Washington, que reste-t-il dans la manche d’Emmanuel Macron ? La frappe américano-franco-britannique sur des cibles du régime de Damas n’a servi, militairement, à rien. A-t-elle au moins ouvert la voie à une sortie de crise diplomatique ? Rien n’est moins sûr. 

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Attendu à Washington lundi et à Moscou dans moins d’un mois, Emmanuel Macron pourra-t-il célébrer, avec Donald Trump puis Vladimir Poutine, le « plan de sortie de crise » en Syrie qu’annonçait samedi dernier Jean-Yves Le Drian ? On peut en douter. Si les frappes franco-américano-britanniques sur les trois cibles choisies par les états-majors constituent un apparent succès technique et opérationnel, elles ne « règlent rien » sur le plan militaire, de l’avis du président français lui-même, et ouvrent peu de voies à la percée diplomatique précipitamment évoquée par son ministre des affaires étrangères.