En Allemagne, le naufrage des pirates

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On le voyait rivaliser avec les Verts et Die Linke. Et le récent scandale d’espionnage de la NSA aurait dû le porter haut. Pourtant, l’étonnant Parti pirate, après une ascension fulgurante, est retombé dans les limbes des sondages.

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À Berlin, dans la forêt des affiches de campagne électorale, un mot d’excuse : « Désolés, nous avions pensé que ce serait plus facile », assure le « pirate » Christopher Lauer. Fidèles à leur habitude de prendre à contre-pied la communication politique, les pirates jouent la carte de l’honnêteté. À l’origine de ce constat d’échec, leur déroute dans les sondages. Alors qu’il y a à peine plus d’un an, et après une ascension fulgurante, ils faisaient pratiquement jeu égal avec les Verts, écrasant le FDP (libéraux), comme Die Linke (extrême gauche), les pirates raclent aujourd’hui le fond à 2-3 % d’intentions de vote. La chute est d’autant plus stupéfiante que le parti a été bien servi par l’actualité.