Les «suicidés» de Hong Kong sont érigés en martyrs de la cause démocratique

Par Margot Clément

Le 15 juin dernier à Hong Kong, Marco L., 35 ans, se jetait de l’échafaudage d’un immeuble après avoir déployé une banderole contre le projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine continentale. Depuis, huit autres personnes se sont donné la mort.

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Donnez-moi la démocratie ou donnez-moi la mort. » Cette formule choc, régulièrement taguée sur les murs de Hong Kong, est interprétée au pied de la lettre par certains manifestants, mobilisés depuis plus de trois mois pour protester contre l’emprise croissante de Pékin. Ainsi, Marco L., 35 ans, s’est-il laissé tomber d’un échafaudage, le 15 juin, dans le quartier très fréquenté d’Admiralty, au cœur de l’île de Hong Kong. Il avait auparavant déployé une banderole contre le projet de loi sur les extraditions, aujourd’hui retiré. Certains manifestants l’ont qualifié de « héros ».