En Bolivie, le président Evo Morales contraint à un second tour

Par ALICE CAMPAIGNOLLE

Selon les premiers résultats de l’élection présidentielle en Bolivie, Evo Morales devra affronter son rival de droite Carlos Mesa lors d’un second tour. Une situation inédite, et un paysage politique qui commence à changer dans le pays.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La Paz (Bolivie), de notre correspondante.– Dans les rangs du MAS, le parti d’Evo Morales, les sourires se sont figés dimanche soir après la publication des résultats préliminaires portant sur 83 % des votes. Malgré les paroles rassurantes du chef de l’État, le premier président autochtone de l’histoire de la Bolivie au pouvoir depuis 2006, sur les marches du palais présidentiel – « Je ne suis pas seul, c’est pour ça que nous avons gagné aujourd’hui » –, la liesse n’était pas au rendez-vous. Celui qui dirige la Bolivie depuis près de 14 ans – il avait remporté sa première élection en 2005 – devra aller au second tour, lui qui n’a jamais eu à affronter de ballotage jusqu’ici.