Le Chili en état d’urgence sociale

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Le président conservateur chilien Sebastián Piñera a fait appel à l’armée pour réprimer les manifestations contre la hausse du tarif du métro à Santiago, la capitale. Mais si le projet a été abandonné dimanche, la crise se poursuit et la colère est toujours aussi vive après la mort de treize personnes.

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On n’avait pas vu de telles images au Chili depuis le retour de la démocratie et la fin de la dictature militaire d’Augusto Pinochet (1973-1990) : des soldats ont été déployés samedi 19 octobre dans les rues de la capitale Santiago en raison des manifestations déclenchées par la hausse des taxis du métro. « Je suis sur la place d’Italie et il y a des militaires avec des armes de guerre », a tweeté le député d’opposition de gauche Gabriel Boric Font, qui s’en est pris au gouvernement du président conservateur Sebastián Piñera, l’un des hommes les plus riches du pays qui a pris ses fonctions l’année dernière et a déjà gouverné le Chili entre 2010 et 2014.