Le journaliste Glenn Greenwald accusé de cybercriminalité au Brésil

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À partir de juin 2019, le journaliste américain Glenn Greenwald et ses équipes ont publié une série d’articles sur le site The Intercept mettant en cause le ministre de la justice brésilien Sérgio Moro. L’accusation du ministère public est fragile mais le message est clair : la presse est un ennemi.

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Rio de Janeiro (Brésil), de notre correspondant.– « Ils vont tenter de nous accuser d’avoir participé, du…, du…, au hacking. » Malgré le ton hésitant, Glenn Greenwald était déjà certain, dès ses premières conversations avec sa source, un pirate informatique, que ce type d’accusation allait surgir. Les dialogues retranscrits dans l’acte d’accusation montrent le journaliste tentant de protéger sa source sans jamais lui ordonner de hacker d’autres téléphones portables. Pourtant pour le parquet, Glenn Greenwald a « donné au hacker la marche à suivre pour rendre l’enquête plus difficile et réduire le risque qu’il soit lui-même retrouvé et tenu responsable pénalement ». Six autres personnes sont dénoncées par le ministère public, mais c’est bien le journaliste qui est au centre de l’affaire.