Syrie: l’offensive de Damas contre les hôpitaux soutenus par MSF

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Les frappes aériennes qui se sont multipliées en 2015 contre les centres d’aide médicale ne sont pas des bavures à répétition. Un rapport de Médecins sans frontières montre qu’elles relèvent d’une stratégie délibérée destinée à terroriser les civils et à dissuader ceux qui s’efforcent de les aider. Ce qui constitue un crime de guerre.

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L’attaque aux roquettes qui a détruit, le 15 février 2016, dans la province d’Idlib au nord de la Syrie, l’hôpital de Ma’arat Al-Numan soutenu par Médecins sans frontières, tuant au moins 25 personnes, était-elle une nouvelle et inexcusable bavure de l’aviation du régime et de ses alliés russes ou l’exécution d’une stratégie délibérée de destruction des centres d’aide humanitaire aux civils syriens ? La répétition de ces frappes sur les structures médicales incite à pencher pour la seconde option. C’était en effet la troisième attaque en quatre ans contre cet hôpital et la sixième depuis le début de l’année contre un centre soutenu par MSF. En tout, 17 autres structures de santé ont été bombardées en Syrie en six semaines.