La géopolitique par le sport ne paie plus forcément

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Sur fond de crise des grandes compétitions internationales, les régimes autoritaires se substituent aux démocraties pour les accueillir et en faire des outils de « soft power ». Mais alors que débutent à huis clos les Jeux olympiques de Tokyo, cette instrumentalisation est compromise par la politisation croissante du sport et des sportifs.

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La « malédiction du vainqueur » a eu la main lourde avec Tokyo. Forgée pour désigner le prix excessif payé par le vainqueur d’enchères, cette notion a été appliquée par l’économiste du sport, Wladimir Andreff, aux Jeux olympiques et à la sous-estimation systématique de leurs coûts pour leurs organisateurs. Istanbul et Madrid, battus par la capitale japonaise lors de l’attribution de la XXIIe olympiade, peuvent remercier le ciel.