En Tunisie, la justice entre hasard et arbitraire

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Le nombre de procès augmente, tout comme celui des détenus, mais la justice du quotidien, elle, peine à se faire, les victimes s’égarant dans le maquis procédural d’une institution exsangue. Le constat est alarmant : si les lois existent, leur application, que ce soit pour les crimes de torture ou pour le simple respect du code du travail, reste défaillante.

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Tunis (Tunisie), de notre correspondante.-  Un lopin de terre que se disputent les héritiers, un père de famille qui s’immole dans un commissariat, des salariés sur le carreau, d'innombrables femmes divorcées qui n’arrivent jamais à toucher leur pension alimentaire... Les faits divers inondent les médias tunisiens mais bien peu trouvent une issue dans les tribunaux, aussi vite balayés par la justice qu’à la une des journaux.