Berlusconi se démène pour peser sur les élections de 2018

Par Beniamino Morante

La Cour européenne des droits de l’homme se penche sur le cas de l’ancien premier ministre actuellement inéligible. Au-delà de la décision des juges, le Cavaliere affûte sa stratégie pour peser sur les prochaines législatives en Italie, prévues en mars. Jusqu’à réfléchir à s’allier avec le patron de la Ligue du Nord.

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Dans l’univers très instable de la politique italienne, la vérité d’hier n’est jamais celle d’aujourd’hui. Fin 2013, la carrière politique de Silvio Berlusconi semblait sur le point de se terminer. Reconnu coupable de fraude fiscale, déchu de son statut de sénateur et rendu inéligible par les effets de la loi Severino, l’homme paraissait en bout de course. Forza Italia, sa création politique, commence alors à dégringoler au fil des élections et les téléspectateurs italiens assistent, médusés, au spectacle d’un Cavaliere purgeant la peine qui lui a été infligée : aider des seniors atteints d’Alzheimer dans une maison de retraite de la banlieue milanaise. Des temps difficiles pour l’ancien président du Conseil, qui ne semblent aujourd’hui qu’un lointain souvenir.