La révolte étudiante bouscule le pouvoir en Albanie

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Jamais les universités albanaises n’avaient connu de telles mobilisations. La hausse annoncée des droits d’inscription a fait exploser une colère sociale protéiforme. La contestation étudiante remet en cause non seulement la démocratie bloquée par le clientélisme, mais aussi les politiques néolibérales appliquées par les principaux partis.

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Tout a commencé le 4 décembre à la faculté d’architecture et d’urbanisme de Tirana, mais dès le lendemain, 15 000 étudiants manifestaient dans les rues de la capitale albanaise, avant que le mouvement ne s’étende aux autres villes du pays. L’introduction de frais spécifiques pour l’inscription aux examens de rattrapage a servi de déclencheur à l’expression d’une colère qui couvait depuis longtemps.