A Lisbonne, les déconvenues d’une figure militante de l’antiracisme

Par

Femme, noire et bègue, la députée Joacine Katar Moreira fait l’objet de vives attaques depuis son élection en octobre, illustrant selon ses soutiens l’incompréhension entre mouvements antiracistes et partis de gauche.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Lisbonne, de notre envoyé spécial.– Le 25 avril dernier, jour anniversaire du déclenchement de la révolution des œillets de 1974, elle n’a pas été autorisée à prendre la parole. Joacine Katar Moreira s’en est émue dans un communiqué virulent. La députée portugaise noire, 37 ans, a critiqué « l’absence de conscience politique » des partis de gauche, qui préfèrent la « réduire au silence », alors qu’un député du parti d’extrême droite Chega, lui, a été autorisé à intervenir durant ce débat solennel. Des élus socialistes se sont défendus, assurant qu’ils ne faisaient là qu’appliquer les règles internes de l’Assemblée, concernant les députés non inscrits comme elle.