Hongrie: les accusations de corruption massive font vaciller le régime Orbán

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Dans l’État « illibéral » de Viktor Orbán, la collusion entre politique et économie est quasi totale. Ses adversaires, à gauche et à l’extrême droite, dénoncent un État mafieux et au service des intérêts d’une oligarchie. « Intérêt national ! », brandit en retour le Fidesz, parti de Viktor Orbán.

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Budapest, correspondance.- Que faisaient les yachts de luxe de messieurs Gaith Pharaon et Lörinc Mészáros, au même moment – le 4 août dernier – et au même endroit, dans le port de Split sur l’Adriatique ? La question agite en ce moment les médias hongrois. Le premier est un milliardaire saoudien sulfureux, à la tête de plusieurs sociétés en Hongrie et qui vient d’acquérir un manoir jouxtant la maison des Orbán. Le second est l’ami d’enfance du premier ministre. L’individu possède un curriculum vitae hors norme : simple monteur d'installations au gaz, sa carrière a décollé avec tant de fulgurance depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, en 2010, qu’il se trouve aujourd’hui à la tête d’un conglomérat industriel florissant.