Le rapport dévastateur du Sénat américain sur les pratiques de la CIA durant les années 2000, davantage connu sous le nom de « rapport sur la torture par la CIA », continue de faire des vagues aux États-Unis. Ce n’est pas tant le contenu même du rapport qui alimente le débat public, mais l’impunité dont bénéficie la quasi-totalité des instigateurs de ce programme de détention et de torture, des simples exécutants jusqu’à la Maison Blanche. Lundi 22 décembre, deux grandes ONG, l’American Civil Liberties Union (ACLU) et Human Rights Watch (HRW), ont envoyé une lettre au ministre de la justice pour demander la nomination d’un procureur spécial afin d’enquêter sur « les graves crimes fédéraux » révélés par le rapport du Sénat. « Un procureur spécial devrait être nommé afin de mener des enquêtes sur ces crimes, notamment la torture, l’agression sexuelle, l’homicide ainsi que la complicité dans ces crimes, et engager des poursuites judiciaires le cas échéant », écrivent les ONG dans leur missive.