Au Chili, footballeurs et supporters sont acteurs de l’opposition à Sebastián Piñera

Dans un pays où le football a été un vecteur de contestation sous la dictature de Pinochet, les stars du ballon se disent solidaires des manifestants et le championnat a été annulé sous la pression des joueurs et ultras. Ces derniers dépassent leurs rivalités pour unir leurs forces et grossir les cortèges contre le président Sebastián Piñera.

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«Aujourd’hui, le Chili doit jouer un match plus important : celui de l’égalité et du changement pour que tous les Chiliens vivent dans un pays plus juste. » Ces mots sont ceux de Gary Medel, écrits le 13 novembre sur les réseaux sociaux. L’emblématique capitaine de l’équipe du Chili officialisait ainsi la décision des joueurs de l’équipe nationale (la Roja) de ne pas disputer un match amical contre le Pérou, en solidarité avec le mouvement social qui secoue le Chili depuis le 18 octobre.

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