A la tête de l’AKP, Erdogan maintient la ligne répressive

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Le président turc a fait son retour officiel à la tête du parti islamo-conservateur qui l’a porté au pouvoir en 2003. Première expression concrète du système adopté par référendum en avril, cette intronisation va lui permettre de faire le ménage dans son parti avant des rendez-vous électoraux cruciaux en 2019.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.– Depuis dimanche après-midi, le président de la République turque n’est plus le gardien des lois impartial institué par la Constitution de 1982. Devant plusieurs dizaines de milliers de supporteurs énamourés et les caméras de toutes les chaînes de télévision nationales, l’actuel titulaire de la fonction, Recep Tayyip Erdogan, a été officiellement investi comme le leader du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), la formation qu’il a dirigée depuis sa création en 2001, mais qu’il a dû quitter en août 2014 pour pouvoir accéder à la présidence du pays.