Sur écoute, la France proteste mais pas trop fort

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François Hollande a jugé « inacceptable » d'avoir été écouté par la NSA. Mais la France se refuse à la confrontation avec l’allié américain, précieux et puissant. Julian Assange, dans un entretien à TF1, demande à la France «de lancer une enquête parlementaire et entamer des poursuites».

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Protester, pour la bonne forme, mais sans aller trop loin. C’est le choix sans surprise fait par les autorités françaises mercredi, après les révélations de Mediapart et Libération, en collaboration avec WikiLeaks, sur les écoutes réalisées par la NSA des téléphones des trois derniers présidents français. La France ne veut pas se priver de son allié américain, ni voir un jour publiées les preuves qu’elle espionne, elle aussi, des communications étrangères.