Le parlement grec ratifie le nouveau nom de la Macédoine

Par
Le parlement grec a ratifié vendredi après-midi le nouveau nom de la Macédoine, "République de Macédoine du Nord", qui a fait l'objet d'un accord en juin dernier entre Athènes et Skopje.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

ATHENES (Reuters) - Le parlement grec a ratifié vendredi après-midi le nouveau nom de la Macédoine, "République de Macédoine du Nord", qui a fait l'objet d'un accord en juin dernier entre Athènes et Skopje.

La Macédoine, elle, a déjà ratifié ce changement d'appellation. Son Premier ministre, Zoran Zaev, a salué la ratification de l'accord par les députés grecs.

Cette double ratification va permettre de lever les vetos mis par Athènes ces dernières années à une adhésion future de la Macédoine à l'Otan et à l'Union européenne.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, est parvenu à trouver une majorité au parlement pour faire avaliser l'accord conclu avec Skopje, grâce au soutien de certains députés indépendants et de l'opposition.

"Nous tournons aujourd'hui une page de l'histoire des Balkans. Le nationalisme haineux et les conflits cèdent la place à l'amitié, à la paix et à la coopération", se félicite-t-il sur les réseaux sociaux.

Cela n'a pas été sans mal, car il a perdu un allié gouvernemental, le ministre de la Défense Panos Kammenos, du petit parti des Grecs indépendants (Anel), qui a démissionné à la mi-janvier en signe de protestation contre l'accord.

Quelques jours plus tard, Alexis Tsipras a dû affronter un vote de confiance, qu'il a remporté de justesse.

"Ils ont eu de l'imagination, ils ont pris le risque, ils étaient prêts à sacrifier leurs propres intérêts pour le plus grand bien de tous. Mission impossible accomplie", écrit Donald Tusk, président du Conseil européenne, sur Twitter.

L'affaire du nom de la Macédoine, qui a envenimé les relations entre Athènes et Skopje depuis l'accession de l'ex-république yougoslave à l'indépendance au début des années 1990, est particulièrement sensible en Grèce car les opposants à l'accord estiment qu'il constitue une "atteinte nationale", la Grèce ayant au nord sa propre région appelée Macédoine.

Plusieurs milliers de Grecs se sont rassemblés jeudi devant le parlement pour clamer leur hostilité au changement de nom.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale