Italie: une gifle pour Mario Monti et l'Europe

Les Italiens ont adressé, lors des élections, un message clair et net de défiance envers Bruxelles et le gouvernement de technocrates qui menait une politique de rigueur depuis 2011. Si la gauche est majoritaire à la chambre des députés, elle ne parvient pas à s'imposer au Sénat. Le comique Beppe Grillo fait une percée qui renforce l'incertitude.

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Le dernier essai de l'économiste Mario Monti s'intitulait De la démocratie en Europe (cosigné avec Sylvie Goulard, Flammarion, 2012). À l'occasion des élections législatives italiennes de dimanche et lundi, le sénateur à vie Mario Monti vient de démontrer qu'il était encore loin de maîtriser les rouages de la démocratie transalpine. L'actuel président du conseil, candidat préféré de Bruxelles comme de Berlin, loué depuis des mois comme « SuperMario » par les libéraux et conservateurs, a encaissé une sévère correction dans les urnes : il réunit environ 10 % des voix à la chambre des députés et au Sénat. Il s'était fixé, en début de campagne, un objectif plancher de 15 %.

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