Mort du président tunisien: un bilan mitigé et une succession périlleuse

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Déjà affaibli par une hospitalisation le 27 juin dernier, le président tunisien Beji Caïd Essebsi est mort jeudi 25 juillet, à l’âge de 92 ans. Figure de la post-indépendance, il laisse un bilan très mitigé à la tête de l’État et une incertitude juridique, faute de Cour constitutionnelle en capacité de légiférer en cas de vacance du pouvoir.

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Tunis (Tunisie), de notre correspondante.–  Après une hospitalisation dans la nuit du 24 juillet, le président Beji Caïd Essebsi, surnommé « BCE », est mort à l’hôpital militaire de Tunis le 25 juillet 2019 à 10 h 25, selon un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence. La date de son décès coïncide avec un jour férié, celui commémorant la création de la République tunisienne en 1957, après l’Indépendance. Il était au pouvoir depuis 2014, quand il avait succédé au premier président démocratiquement choisi de l'histoire du pays, Moncef Marzouki.