En Australie, les demandeurs d’asile se révoltent contre des conditions de détention «barbares»

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Une révolte a éclaté en février 2014 dans le centre de détention de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où l'Australie « transfère » depuis plusieurs mois les demandeurs d'asile qui arrivent sur ses côtes. Une répression sanglante s'en est suivie. Mediapart publie une série de photos (à voir ici), témoignages et vidéos documentant cet événement tragique passé inaperçu en France.

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Des corps tuméfiés, des plaies ouvertes, des traces de sang sur des draps, des impacts de balles sur des murs à hauteur de visage d’homme : les photos – dont Mediapart a été destinataire – envoyées à des avocats australiens des droits de l’Homme par des demandeurs d’asile enfermés dans le méga-centre de détention de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée témoignent de la violence inouïe qui s’est abattue sur ce sinistre lieu au cours des dernières semaines (voir le portfolio). C’est là, sur une île au milieu de l’océan Pacifique que l’Australie, dont les côtes les plus proches sont situées à 1 600 kilomètres, « transfère » des centaines de demandeurs d’asile débarqués sur son territoire. C’est là que ces personnes, exclusivement des hommes, sont détenues – « parquées » selon les détracteurs de cette politique – sous une chaleur tropicale étouffante dans des conditions décrites comme particulièrement inhumaines pour des durées indéterminées.