Six ans après, la justice turque règle ses comptes avec Gezi

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Le procès de seize figures de proue de la société civile turque, accusées d’avoir planifié et dirigé en 2013 le vaste mouvement de protestation de Gezi dans le but de renverser le gouvernement d’Erdogan, s’est ouvert à Istanbul. Les avocats de la défense dénoncent un règlement de comptes et une tentative d’intimidation de l’opposition.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.– « Manifester pacifiquement est un droit. Réclamer la démission du gouvernement n’est pas un crime. » Devant les juges, Mücella Yapici martèle des évidences qui n’en sont visiblement pas aux yeux du parquet d’Istanbul. Le ministère public a en effet requis à son encontre 2 970 ans de prison pour avoir assumé un rôle de porte-parole durant le vaste mouvement de protestation antigouvernementale de Gezi, en mai et juin 2013.