Après Mossoul, la crainte d’une recrudescence des attentats en Occident

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Hollande a appelé mardi à « anticiper les conséquences de la chute de Mossoul », mettant en garde contre « le retour des djihadistes étrangers ». La chute de Mossoul puis du califat entraînera tôt ou tard l’avènement de la stratégie d’internationalisation de la terreur de l’État islamique, tenté de se concentrer contre l’Occident.

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Engagée depuis le début de l’année, la bataille pour la reprise en main de l’Irak est loin d’être terminée, mais la question est posée depuis plusieurs mois déjà : que fera l’État islamique (EI) après la prise par la coalition internationale de Mossoul, deuxième ville du pays tenue par l'EI ? Dans son discours d’ouverture de la réunion regroupant à Paris les ministres de la défense de treize pays de la coalition internationale antidjihadiste, le président français François Hollande a appelé, mardi 26 octobre, à « anticiper les conséquences de la chute de Mossoul », mettant en avant le problème posé par « le retour des djihadistes étrangers » dans leurs pays d'origine. « Il y aura aussi des terroristes qui se cacheront et qui tenteront aussi d'aller vers Raqqa [capitale de l’État islamique en Syrie – ndlr]. Nous devons donc clairement les identifier. Cela passe par un large partage de nos informations et de nos renseignements. C'est une absolue nécessité », a affirmé François Hollande. Cette réunion se tenait une semaine après le début de l'offensive par l'armée irakienne et les combattants kurdes contre Mossoul.