A Cuba, les réformistes tentent à nouveau de changer la Constitution

Par Bernard Grau

Les opposants cubains ne veulent pas renverser la table : ils cherchent au contraire à faire évoluer progressivement le système politique avec l'appui des citoyens. Un exemple parmi d'autres : le parti de l'Arc progressiste qui s'inspire de la démarche d'Oswaldo Payá et du « Projet Varela » de 2002.

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Cuba, de notre envoyé spécial.-   Parménide, chercheur en sciences sociales (c'est un nom d'emprunt, lire notre Boîte noire), le dit clairement : « À Cuba, l'expérience de la démocratie fut brève. Elle dura 12 ans, au XXe siècle. » Voilà un bon point de départ pour qui souhaite démêler l'histoire des libertés à Cuba, depuis l'indépendance de l'île, en 1898. Ce point de départ est aussi aujourd'hui un repère pour ceux qui luttent à Cuba pour le changement politique. La Constitution de 1940 illustre cette base reconnue. Elle fut inspirée, en partie, par la Révolution mexicaine. Ses points cruciaux : un ample registre de droits sociaux et du travail, familiaux, culturels ; la déclaration de l'éducation publique, gratuite et universelle ; la reconnaissance de la garantie constitutionnelle des droits civils et politiques (liberté d'association et d'expression, du culte, etc.), entre autres mentions.