Le général qui tient le sort de la Birmanie entre ses mains

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Alors qu’il avait donné des signes d’ouverture après la victoire sans appel d’Aung San Suu Kyi aux législatives du mois de novembre, Min Aung Hlaing, chef d’état-major de l’armée birmane, tente à tout prix d’empêcher la prix Nobel de la paix 1991 d’accéder à la présidence du pays.

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De notre correspondant à Bombay (Inde). - La Birmanie va-t-elle être rattrapée par ses vieux démons ? Après avoir donné une victoire éclatante à la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) lors des élections du 8 novembre 2015, les premières à s’être tenues librement dans le pays en un quart de siècle, la population espérait qu’Aung San Suu Kyi devienne présidente, fût-elle en porte-à-faux avec l’article 59 de la Constitution, qui interdit l’accès à la fonction suprême à tout citoyen ayant des enfants de nationalité étrangère, ce qui est le cas de The Lady. Il y a encore un mois, cette dernière paraissait toucher au but. Les militaires, qui détiennent 25 % des fauteuils au Parlement sans passer par les urnes, semblaient prêts à étudier une suspension de la funeste disposition, de façon à laisser la prix Nobel de la paix 1991, âgée de 70 ans, effectuer un mandat, moyennant quelques concessions de sa part, comme la promesse de ne pas se représenter au bout de cinq ans.