En Espagne, la droite en tête, Podemos en retrait

L’alliance avec les communistes n’a pas payé : Podemos a récolté beaucoup moins de voix, dimanche 26 juin, qu’en solo aux législatives de l’an dernier. C’est une claque pour Iglesias, qui s’imaginait déjà chef de l’exécutif. Le paysage politique reste très fragmenté. Mais la droite de Mariano Rajoy semble un peu mieux placée pour trouver une majorité.

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Madrid (Espagne), envoyé spécial. - La formule grinçante de ce professeur de sciences politiques a bien résumé la soirée électorale : « Le sondage qui avait le mieux anticipé les résultats du 26 juin, c’était les élections du 20 décembre », a ironisé Pablo Simón (que Mediapart avait déjà interviewé ici). Non seulement les enquêtes d’opinion, qui prédisaient, unanimes, le « sorpasso » (le dépassement des socialistes du PSOE par la coalition Unidos Podemos), ont eu tout faux. Mais surtout, rien ne dit que ce nouveau scrutin va permettre de sortir la vie politique madrilène de sa paralysie, tant les résultats sont proches de ceux de l’an dernier : le Parti populaire (PP, droite au pouvoir) a remporté le scrutin avec 33 % des voix, suivi du PSOE (22,6 %), puis de la coalition Unidos Podemos (21,1 %) et enfin de Ciudadanos (centre-droit, 13 %).  
Si la dynamique de campagne des dernières semaines semblait plutôt ancrée à gauche, rythmée par une bataille entre les rivaux Pedro Sanchez (PSOE) et Pablo Iglesias (Podemos), c’est à droite que s’est produit le principal changement dans les urnes : un net décrochage de Ciudadanos (il perdu huit sièges) au profit du PP, qui a conforté sa stature de vainqueur. Le jeune parti du catalan Albert Rivera, souvent présenté comme le « Podemos de droite », a peut-être payé auprès d’une partie de ses électeurs le « pacte » qu’il avait conclu – en vain – avec le socialiste Pedro Sanchez, lors des négociations du printemps.

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