Algérie: l’armée accélère pour imposer sa «solution» à la crise

Par Lofti Barkati

Tout se met en place pour que l’élection présidentielle exigée par le général Gaïd Salah se tienne le 12 décembre. Condamnation de la « bande » Bouteflika, répression accrue des manifestants, commission électorale au travail. Deux candidats du sérail, Benflis et Tebboune, sont déjà les favoris. Les Algériens continuent, eux, à manifester contre la tenue de ce scrutin.

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Depuis un mois maintenant, ceux que l'Algérie appelle « les décideurs » décident. Il ne s'agit nullement d'un pouvoir civil dévalué et singulièrement absent, mais de l'état-major de l'armée algérienne et de son chef, le général Gaïd Salah, 79 ans. Mis dans les cordes durant de longs mois par un soulèvement populaire pacifique, massif et inédit, le vrai pouvoir algérien est en train de reprendre la main. Alternant menaces, répressions, et timides ouvertures, il est déterminé à imposer sa « solution » : une élection présidentielle le 12 décembre qui lui permette d'installer au pouvoir le candidat de son choix.