Au Liban, la difficile contestation du leadership chiite

Par Nada Maucourant Atallah

Le vaste mouvement de contestation qui touche le Liban entre dans son onzième jour. S’il est marqué par une critique inédite des partis de la scène politique chiite, Hezbollah et Amal, il doit aussi faire face depuis quelques jours à des tentatives d’intimidation.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Beyrouth (Liban), correspondance.– « Ils sont tous corrompus, sans exception, et Hassan Nasrallah [secrétaire général du parti chiite Hezbollah – ndlr] en fait partie », lance de son micro un manifestant à une foule qui l’entoure dans le centre-ville de Beyrouth. Devant le peu d’écho que rencontre ce cri de ralliement, un autre manifestant constate que « celui-là, il a encore un peu de mal à prendre ».