A Amona, les colons israéliens n’ont «aucune intention de partir»

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En dépit des tentatives du gouvernement israélien pour éviter sa démolition, l’avant-poste illégal d’Amona, construit en 1996 sur des terres palestiniennes, doit être évacué d’ici au 25 décembre prochain.

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Amona, Ofra et Silwad (Cisjordanie), envoyée spéciale.- Situé entre Ramallah et Naplouse, à l’est de la route 60, Amona est perché sur une colline dégarnie par le vent. C’est là, dans des maisons préfabriquées recouvertes de toits en tôle, que vivent une cinquantaine de familles. « Ce n’est pas toujours facile », admet Eli Greenberg, installé dans l’avant-poste israélien depuis treize ans. « Nous plaisantons souvent à propos du fait que nous devrions mettre des cailloux dans les chaussures de nos enfants pour éviter qu’ils ne s’envolent », dit-il dans un sourire. « Mais c’est une source d’accomplissement moral et spirituel de vivre dans une petite communauté familiale comme celle-ci », ajoute ce juif orthodoxe, père de huit enfants. « Ici, je me sens de retour chez moi », affirme-t-il jeudi 17 novembre face à plusieurs journalistes, invoquant ses « racines bibliques » et le fait qu’il soit le « descendant d’Abraham, d’Ezequiel et de Jacob, qui ont été forcés de s’exiler de cet endroit ».