Dans les hauteurs de l’Himalaya, des naufragés du climat déménagent leur village

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Dans le Haut-Mustang, une région reculée du Népal proche du Tibet, les habitants de Dhye, à près de 4 000 mètres d’altitude, n’ont plus le choix. Les changements de la mousson, les sécheresses répétées, le manque d’eau récurrent ont ruiné un fragile équilibre reposant sur l’agriculture vivrière. Depuis bientôt dix ans, ils travaillent au déménagement de leur village avec, à la clé, un projet de développement durable.

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Haut-Mustang (Népal), de notre envoyé spécial.– C’est un panneau planté au milieu d’un champ de cailloux : « Dhye must not die » (« Dhye ne doit pas mourir »). En quelques phrases est résumée une histoire de naufragés climatiques dans les hautes altitudes de l’Himalaya. Ce n’est pas la seule, tant le réchauffement climatique est en train de bouleverser tous les équilibres environnementaux et humains dans cette immense chaîne des montagnes himalayennes. Les hausses de la température sont beaucoup plus élevées dans ces régions et la dégradation des écosystèmes se fait à une vitesse exponentielle.