Au Kosovo, l’heure de la justice a-t-elle sonné?

Par Simon Rico

Inculpé pour crimes de guerre et incarcéré à La Haye, le président du Kosovo, Hashim Thaçi, est jugé avec trois autres anciens gradés de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) pour des centaines de crimes commis durant la guerre de 1999 et les mois qui l’ont suivie.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 30 novembre, les Chambres spécialisées pour le Kosovo ont définitivement validé l’acte d’accusation émis contre Hashim Thaçi, ancien chef politique de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK), et contre trois de ses anciens « frères d’armes » Kadri Veseli, qui dirigeait le Shik, les services de renseignement de l’UÇK et qui est aujourd’hui député et chef du Parti démocratique du Kosovo (PDK), Jakup Krasniqi, ancien porte-parole de la guérilla et ancien président du Parlement du Kosovo et Rexhep Selimi, député, qui fut lui aussi un cadre de la guérilla. Tous les quatre sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.